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    April 28

    Discussion sur Messieurs Ma, père et fils

     

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    Messieurs Ma, père et fils
     

    LAO She


    Messieurs Ma, père et fils


    Picquier poche


    Messieurs Ma, père et fils


    Lao She a passé cinq années à Londres entre 1924 et 1929. C’est de cette expérience qu’est né le roman Messieurs Ma, père et fils.


    Le frère de Monsieur Ma, marchand d’antiquités à Londres est décédé. Ainsi, Ma, père et fils débarquent en Grande Bretagne pour reprendre le commerce de leur frère et oncle. Ils maîtrisent tous les deux l’Anglais et ont pour connaissance un pasteur, qu’ils ont côtoyé lorsque celui-ci était en poste à Pékin. C’est grâce à ce dernier qu’ils trouvent à se loger au sein d’une famille britannique pur jus : la veuve Window et sa fille Mary. Il faudra peu de temps pour que les Ma, père et fils, tombent amoureux, l’un de la veuve, l’autre de la fille. Mais le choc des civilisations et des cultures, le racisme ambiant dans l’Angleterre de Georges V, auront raison de ces amours transgressives.


    Jolie peinture de l’Angleterre de l’entre-deux-guerres, où la suffisance et les préjugés sont de mises. Lao She n’est pas pour autant tendre avec ses compatriotes Ma, père et fils. Il sait aussi égratigner dans cet ouvrage les mœurs et la pensée Chinoises. Il y a quelque chose des Lettres Persanes de Montesquieu dans ce roman. Avec beaucoup d’humour, ce qui est plus que plaisant.

     


    October 13

    :: ARMANJAC: "TEXTES,CHANSONS et POESIE..." ::

     

    :: ARMANJAC: "TEXTES,CHANSONS et POESIE..." :: * Cliquez sur ce lien pour accèder au blog "TEXTES, CHANSONS et POESIE "

         CREATIONS  ARMANJAC   (Créations Armanjac)

      *  Nouvelle: La rencontre avec l'Ombre 

         Texte      : Le Chemin du Gué

         Poésie    : Souffle d'Automne, Herbe mauvaise, Dans le silence de Santa-Cruz.                                                                               

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    September 27

    Talking about YouTube - Super U Colomiers: Quand la peur change de camp...

     

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    YouTube - Super U Colomiers: Quand la peur change de camp...
      

    September 23

    Animations en Belgique: Le pays des frites à l' heure des bons VINS !!!

    SOIREES VIP...            * Une semaine "bien animée", présentation des vins en "conférence"... Une organisation remarquable et un public en Or massif: Convivialité et enthousiasme attentif, les Belges décidément méritent vraiment d'etre connus, autrement qu' à travers nos plaisanteries françaises coutumières un peu lourdes.

    Sonorisation, musique ambiante, décors vignerons...et brigade spéciale pour un service sans faille: l' école hôtelière de Charleroi représentée par une vingtaine de ses meilleurs éléments, managés de mains de "maîtres" par Nicole et Manuella (Voir photos).

    Onze grands Vins délicieux à déguster de 20heures à 23heures, avec animation inter-active, oenologie oblige!!!

    Et puis, de "Châteaux" en châteaux...tout se finira "en tourisme" de Belgique en Luxembourg...:"Vendanges d' Images".

    P9180366 Nicole et Manuella(au centre)ARMANJAC

    ATTENTION !!! :  Virages Très DANGEREUX ...

    July 01

    Un nuage sur Samois... nommé DJANGO !!!

                            Tout d' abord il faut que je dise que je n' avais pas encore remarqué que nous étions le vingt sept, ce vendredi de juin 2008; cela peut avoir son importance, et je m' en expliquerai plus tard... On annonce sur Radio jazz le festival Django Reinhard à Samois sur seine, événement annuel en souvenir du maître incontesté de la guitare jazz manouche. J' ai découvert Django il y a bien longtemps déjà, vers mes dix huit ans à peine sonnés, dans une librairie poussiéreuse du vieux Lyon, alors qu'e ce manouche qui avait étonné l' Amérique en son temps n' était plus du tout à la mode en l' année mille neuf cent soixante six. J' ai d' abord remarqué son regard, qui illustrait et illuminait son disque d' or, curieuse impression, mystérieuse alchimie en gris et blanc d' un regard lumineux à l' étrange nostalgie. C' est ainsi qu' il est en mon souvenir, et je ne connaissais pas encore " sa Musique "....

                            Ma décision fut prise instantanément: Nous partirions le lendemain pour l' île du Berceau, où se déroulait depuis quarante années ce festival bien particulier, que dis-je? ce "Pèlerinage"... plutôt. Car il s' agit bien de cela, en fait, Django étant en quelque sorte un mythe, pour les amoureux de cette musique si joyeuse et particulière qu' est le jazz manouche, et la guitare à Django est magique et tient un peu du miracle, quand on connais l' histoire de sa vie, sa main gauche calcinée que les chirurgiens unanimes avaient jugée inexorablement perdue: C' est cette main handicapée avec ses deux uniques doigts valides que Django, génial, créa ce que l' on ose nommer aujourd'hui le "Jazz français". Pierre Barouh est l' auteur d' un texte poétique poignant, situant en quelque sorte les derniers instants du "maître Django" tel que l' invoqua Boulou Férré, en notre présence recueillie au petit cimetière de Samois, ce dimanche, juste après la messe qui lui est annuellement dédiée. "Un nuage nommé Django"... On se plait à rêver à un autre monde, enchanté de musique et de poésie, loin, très loin des incertitudes scientistes orgueilleuses et désenchantées, des magouilles arrivistes polititiennes, des économies de marché truquées. Peut-être savons nous quelque part que "rêver" c' est créer, comme le jazz libre sait créer, à partir de si peu, presque rien, sinon d' amour vrai, vraie Vie, petite graine insignifiante cachée au regard des importants et des habiles. Django, petit manouche... grand génie, comme toujours presque ignoré, ainsi que la vérité qui s' en dégage en notes de musique palpitantes comme un coeur immense, une guitare de bois modeste sous les étoiles, et la paille sous la roulotte où l' on se couche, où l' on naît et meurt chaque fois, chaque nuit, comme en la grotte... sous l' étoile, bergère de la vie. Créer c' est naître vraiment et susciter chaque fois, à chaque aube nouvelle, émannant de la main la manne du désert, du silence, l' incantation magique des notes égrenées, signature véritable de la Vie Vraie... ra-Vie... Intemporel ravissement... Ainsi David qui jouait! Génie quel est ton Nom? Nuée, nuage en ce désert, et Manu-el... Ainsi Django me va, en Vérité. C' est parfois bien dur de comprendre le jazz! ... et de l' admettre aussi, pour certains.                                                               Ainsi l'Ombre de Django planait-elle sur cette ile envahie de guitares et d'adeptes subjugués. Discrets, Irène et moi-meme allions parmi eux, attentifs et séduits, sous le charme. Il ne tarda pas de se produire une "coincidence", suivie d' une seconde le lendemain, qui me parurent étonnantes et, j'ai tendance à le penser, assez reliées entre elles quelque part. Mais ici, il me faut revenir à cette journèe du vendredi vingt sept où j'entendit l'annonce du festival. C'est bien justement sur chiffre particulier que je me suis arreté, lorsque j'en pris conscience un peu plus tard, dans la suite des évènements, car ce vendredi là, comme par hasard, à vingt deux heures cinquante se produisait ici-meme le "Didier Locwood trio"... Ce vingt sept ! Il faut savoir que seize ans auparavant, une étrange histoire se produisit, en la rencontre inopinée de l'ex-compagne de Didier Locwood, Nathalie Guillemin, un certain dimanche vingt sept novembre, en son domicile, "La Grenette", entre St Omer et Calais. Jusque là rien de curieux, si ce n'est le numéro de la batisse: Vingt sept! Mais ce qui se passa par la suite défie le bon sens, ce fut une suite de coincidences à répétition avec ce fameux vingt  sept obsédant. J'ai été amené à écrire sous forme de nouvelle le récit de cette histoire qui se termina par le décès dramatique de Nathalie. Je devais apprendre cette fin tragique seulement douze ans plus tard, au cours d'un concert de Didier Lockwood, le tout premier auquel j'assistais. L'annonce de sa disparition  sur scène par Lockwood lui-meme me troubla profondément, et c'était une nouvelle fois un vingt sept! ... J'avais l'intention de publier sur ce blog les lignes principales de cette "nouvelle" qui n'en est pas une en fait, puisque évènement authentiquement vécu. L'urgence de le faire devient évidente, à mon sens, pour la compréhension plus claire, si possible(!), de ce qui va suivre... Mais en la circonstance le "hasard" à bon dos, il me semble, et ceux qui en rirons, ancrés dans leurs préjugés, qu'ils en rient donc, s'ils n'ont que ça à faire.   ...          

     

         

    May 01

    *Dans le silence de Santa-Cruz* ( Mers el Kébir et son environnement proche - Fort de Santa -Cruz (22è BIMA)

     
    De tout là-haut, du nid des aigles,
    J'apercevais si bien la mer,
    Et si j'étais aussi amer
    C'est qu'elle était bien dure la règle,
    Car nous étions si loin de France
    Dans ce décor presque sauvage,
    Parfois encore lorsque j'y pense
    Avions nous seulement du courage?
     
    Mais le vent chaud qui soufflait fort
    Nous comblait d'un peu d'énergie
    Si près du ciel, haut, dans ce fort
    touchant l'astre en déclin qui rougit.
    Ho! toi soleil crépusculaire
    En apaisant le feu de l'air,
    Juste avant la nuit qui surgit,
    Tu la créais si belle, l'Algérie!
     
    Terre de feu, de sable et de sang,
    Terre promise, par tant d'ames chérie,
    Aux mystiques dunes, pourpres versants,
    A t-il fallu que tant y meurent
    De tes enfants et de nos pères,
    A t-il fallu que tant d'horreur
    Vienne rougir ton bleu de mer
    Et briser tant de coeurs aimants?
     
    Aujourd'hui ce n'était plus la guerre
    Mais je dois dire que par moments
    L'on sentait le coeur qui se serre:
    Quelque chose arrivait... surement,
    Comme nuit d'encre sans étoiles,
    Sournoisement, rampant, le crime
    Comme un oiseau de proie, malfaisant,
    Du haut de Santa-Cruz, des cimes,
     
    Comme un soudain malaise, vertige
    En cette obscurité sans lune
    S'épouvantaient la mer, les dunes,
    Et le massacre ancien, noir vestige
    Horrifiant les flots, les armes
    Et les ames trahies des marins,
    Douleur désespèrées des larmes,
    Fantomatiquement sur Kébir
     
    Jusqu'au petit matin, puis plus rien...
    Plus rien à faire, plus rien à dire.
    C'est ainsi que je montais la garde
    Dans la nuit, gardien de mes pensées,
    Et j'entendais alors: "Prends garde!
    La mort jamais ne peut suffire,
    Au monstre obscur rien n'est assez".
    La main sérrée sur mon fusil,
     
    Les nuits là-bas étaient subtiles.
    Au matin le chant du muzzin
    Semblait magique au bleu d'azur,
    Quand la mer en reflets s'anime
    On voudrait tant que cela dure,
    Mais il fallait prendre les armes
    Et puis souffrir dans le djébel
    Et s'éloignait alors le charme
     
    D'une méditérranée si belle;
    Et le port de Mers el Kébir
    Qu'on apercevait des hauteurs
    Semblait quelque part me dire:
    "Soldat, vois d'ici le malheur
    De ceux qui dans mes eaux sont morts,
    Trahis, massacrés par les leurs,
    Et soit donc heureux de ton sort,
     
    Marche et te tais, et marche encore,
    Courbe la tete et fais silence
    C'est ainsi que l'on devient fort!"
    Et aujourd'hui encore j'y pense
    Pourquoi donc étais-je volontaire
    Au bataillon de discipline,
    Quel est donc cet esprit qui anime
    Les pauvres hommes ordinaires
     
    Aux vents étranges du destin?
    Sous le soleil cruel de plomb,
    Après la nuit, dès le matin,
    J'ai compris un peu le chemin long
    Qui mène au Soleil de Lumière,
    Et la truelle du maçon
    Qui sait édifier la chaumière,
    De trois en trois, de pierre en pierre,
     
    Et puis là, sans plus de façon,
    L'humble demeure ou bien le Fort.
    De trois en six et neuf en douze
    J'ai compris pourquoi de Santa-Cruz
    J'aimais tant voir, d'en haut, le port
    Au vol gracieux des goélands,
    J'aimais tant voir la mer si bleue,
    Ses petits bateaux oscillants
     
    Et le vent doux dans mes cheveux...
    Oui, j'ai compris qu'à Sainte-Croix
    Le temps vraiment s'arretait là,
    Là-haut sur la très haute cime
    Dans ce vieux fort des Templiers,
    Entre le bonheur et le crime
    Où nos destins étaient liés.
    M'est venue alors cette Foi
     
    Qu'ainsi le plomb fusionne en Or:
    Etre heureux, souvent, de mon sort!
    Dans le creuset git le trésor
    Bien caché aux yeux pernicieux;
    Dans ce silence bien précieux,
    Ho oui, dans ce grand vide là
    J'ai appris à dire: "Inch' Allah...!"
                 Le Silencieux .
     
                                                                         (Armanjac)
     
                                        ...
     
     
     
     
     
     


    Environs de Mers el Kébir... Vues anciennes antérieures à 1967, je pense. Cela donne une idée du site, néanmoins.Fort de Santa Cruz vu d'Oran merselke3 merselke3 merselke4 merselke8 oran18.gif oran7 ainturkmerskeb2 merskeb1 merselke8 merselke7 merselke5      oran117 oran31oran88oran401oran348ainturk2                                    oran7Vu d'Oran: Le fort de Santa-Cruz ...                            

    Mots clés Technorati : ,,,,,,Odre Templier,Alchimie spirituelle,Silence,Ordre Maçonnique,Grand Orient,

     




    April 25

    Blog de Armanjac - ARMANJAC ANIMATION :Votre Partenaire Ambiance... - Skyrock.com

     * ARMANJAC ANIMATION :  Votre Partenaire Ambiance... * Clin d'oeil * Vous "cliquez "sur ce lien pour le blog Skyrock ... si ça vous dit !

        

    Votre Partenaire Ambiance... - Skyrock.com


    April 13

    MSN Vidéo

    MSN Vidéo

     

    MSN Vidéo
    * Vidéo d' un extrait de la soirée dansante clôturant la "Journée du Bien-être" au centre Socio-Municipal des Airelles à Roissy en brie. (21h à 1h) .
    SONORISATION/LUMIERES/PROGRAMMATION: *** ARMANJAC ANIMATION ***

    Grâce à tous les participants la journée fut une réussite, puis excellent repas, loterie et cadeaux, enfin pour clore, de 21h à 1h l' on pu danser avec beaucoup d' entrain et de gaité... Bravo!

    April 05

    La bourse ... ou la VIE ( ? )

     

                                                                           Quand le silence au fond de toi

                                                                          Tout doucement vient t' apaiser

                                                                           Écoutes alors comme une voix

                                                                           Si douce, un peu comme un baiser,

                                                                           Et qui vient d' où, de nulle part

                                                                           Sinon du plus profond de toi,

                                                                           Ni mirage, ou fruit du hasard

                                                                           Entends la bien, à chaque fois,

                                                                           Qui te dis que tu es aimée

                                                                           Là, tout au fond de toi-même,

                                                                           Sans que tu saches qui a parlé ...

                                                                           Tu comprendras comme l' on t' aime.

     

                                                                           Où s'arrete le temps, l' espace,

                                                                           Quand tout autour s' immobilise,

                                                                           Ouvres ton coeur à ce qui passe

                                                                           Si doucement, comme la brise.

                                                                           Ho, petite âme chavirée

                                                                           Dans les tempêtes océanes

                                                                           Du gouffre inconscient bigarré

                                                                           De ton mortel ennui qui plane,

     

                                                                          Au fond de toi, cette présence

                                                                          En deçà de toute violence,

                                                                          La Vie Vraie, là qui se cache

                                                                          Comme Vie Vierge Immaculée.

                                                                          Écoutes, il faut que tu le saches,

                                                                          Au delà des incertitudes,

                                                                          Comment si fort tu es aimée

                                                                          Dans la nuit de ta solitude

     

                                                                          Une étoile d' Or a brillé.

                                                                          Au delà des fureurs animales

                                                                          Et des sanglantes arènes

                                                                          La Vie Vraie triomphe du mal

                                                                          Et se dévoile en une Reine

                                                                          D' Amour et de Beauté sereine,

                                                                         Écoutes bien, au plus profond,

                                                                         Mais je ne dirais pas son Nom

     

                                                                        Car tout au fond de ces abîmes

                                                                        Il faut en deviner la cime

                                                                        Où s'arrete le temps, l' espace,

                                                                        Là, où pur, le plomb brille en Or,

                                                                        Car la Vie Vraie jamais ne passe

                                                                       Et transmute en Feu ardant la mort,

                                                                        Quand le silence au fond de toi

                                                                       Tout doucement vient t' apaiser.

     

                                                                       Alors ton coeur entends et voit

                                                                       Ce murmure qui devient clameur

                                                                       Et qui en toi jamais ne meurt ...

                                                                       Quand le Prince charme l' Aimée

                                                                       Délivrant sa Vie par son baiser.

                                                                       

                                                                                              ***

                                                                     ( En ce jour de Fête ... particulier ) 

     

                                                                                                                                           Armanjac    

    March 26

    Talking about IMBECILES ... les bêtes ?

     

    Quote

    IMBECILES ... les bêtes ?

     

    ***La définition courante des dictionnaires du terme "imbécillité" est la suivante: " ( du latin imbécillitas ). Absence complète d' intelligence, de compréhension; bêtise, stupidité".

    On remarquera sans peine que bête et imbécile sont devenus en quelque sorte quasiment des synonymes, du moins en notre compréhension courante. Le moins que l' on puisse dire est que tout ça n' est pas très glorieux. Chacun a pu penser cela un jour ou l' autre, certains encore, peut-être, en sont ils restés là? Et cela n' a t-il pas été d' ailleurs entretenu immodestement par certains dit "savants" qui dans la certitude de leur "Vérité" exclusive n' en n' ont que plus séduit ou convaincu, comme l' on voudra, enfin manipulé en quelque sorte, le quidam moyen qui en fait ne demande que ça: penser par d' autres, qui lui paraissent supérieurs. Cela est si rassurant! Et puis les "Stars du Savoir", c' est un peu comme dans la vatiétoche, on en fait vite un transfert, l' on ramène à soi, on assimile l' idole et ses rengaines pour combler le manque pénible. Quand on est dans cette peine à penser, et on l' a tous été plus ou moins un jour ou l' autre, qui sait, on a tant besoin de ne plus se sentir aussi inférieur à cet autre qui dit tout savoir si bien, ou au moins davantage, c' est humain! ... Et l' orgueil, déclaré ou dissimulé, est humain, opposé à l' humilité. L'orgueil est une erreur, un obstacle, un piège. L' humilité, différente de la modestie, est au contraire une ouverture vers la clarté et la liberté intérieure, une élévation, mais aussi un combat difficile contre son contraire: L'orgueil bien nommé. Entre savoir et ignorance, tout un monde vaste dans lequel celui-ci se dissimule et règne à son aise. Le "vrai savoir "étant de savoir que l' on ne sait rien ou si peu, donne sa raison d'etre à l' humilité et en justifie la pratique difficile et assidue. Forcément le statut "d' homme de savoir "complique tout, et chez ceux qui en sont les bénéficiaires tout d' abord. Pas tous cependant, et c' est heureux, mais ceux-ci sont assez vite écartés de l' intelligentsia majoritaire, ainsi va l' humanité, ça on le sait. Donc les bêtes seraient bêtes, imbéciles en somme et les plus instruits l' on souvent affirmé et pas que pour ces malheureux animaux, puisque la femme y a été un peu assimilée en quelque sorte ainsi que tous ceux qui bronsaient plus vite que la moyenne ect, ect. ... A l'école maternelle je me souviens cette galéjade: "C'est çui qui dit qui y'est !". On ne croit pas si bien dire...: Il paraitrait, et c'est assez nouveau, que certains animaux seraient "intelligents", manifestant parfois meme une certaine supériorité à l'homme en certains domaines particuliers. Incroyable? Oui, assurément, pour ceux qui le veulent bien et je ne les nommerais pas. J'ai eu l'occasion de cotoyer d'assez près Monsieur Rémi Chauvin, de formation scientifique, qui se penchait depuis bien longtemps sur des sujets bien tabous, voire plus. J'ai pu ainsi soupçonner depuis assez longue date, ce qui est en train d'émmerger actuellement, à savoir que l'intelligence n'est pas forcément le monopole exclusif de ces etres vivants que nous sommes. Cela va devenir un fait établi non discutable: La Vie est intelligence, sous quelque manifestation qu'elle se révèle et suivant ses niveaux et potentiels particuliers. Mais cela était déja écrit depuis bien longtemps quelque part, de façon à peine voilée, encore fallait-il avoir des "oreilles" pour entendre et le baton de pèlerin de l'humilité pour avancer droit et haut hors des autoroutes encombrés de la perdition.  Les dit "savants" sont parfois les plus sots, à la mesure de leur condescendence. Hommes imbéciles et Animaux savants... ça a quelque chose de drole, non? En tout cas "c'est bien fait"! Quand le Diable grimace, Dieu, qui a beaucoup d'humour, s'amuse.

                                                      "C'est çui qui dit qui EST..."        (Ho, que je vais etre mal vu...)

                                                                                                                 Je persiste et signe,  Armanjac.

     

    *** Et voici que je ne peux résister à l'envie de recopier les propos pleins d'intelligence et d'empathie d'un scientifique américain de haut niveau, cela me consolant quelque peu du langage condescendant et peu qualifié en matière de spiritualité et de mysticisme dont maints super"savants"nous rabattent les oreilles à longueur  de médias. On remarquera sans peine l'humilité discrète et pleine de bon sens qui se dégage de l'ensemble des propositions de l'auteur sur ce sujet généralement fort discutable, essentiellement subjectif et si souvent tourné en dérision. A fin de condenser quelque peu un écrit long de vingt deux pages, j'ai jugé nécéssaire de couper dans le texte, le signalant par ce signe récurent, à chaque fois: ( ... ). Par conséquent, j'invite le lecteur interessé à consulter l'ouvrage original: " Science et quete de Sens ", chapitre 5: * Quete personnelle et quete scientifique *, par William D. Phillips. ( Prix Nobel de Physique en 1997, oeuvrant au National Institute of Standards and Technology américain, et professeur de physique à l'unité de Maryland. ***  (Editions: Presses de la Renaissance). 

    A partir de la page 262: (...) il ne me semblait pas, alors, qu'il y eut de conflits fondamentaux entre mon intéret pour la science et mon terrain d'entente avec la religion. Bien sur, je savais que les histoires racontées par la Bible, et plus précisément les explications sur la création, étaient littéralement en conflit avec la perception et la compréhention scientifiques des origines de l'Univers et de ses habitants. Mais lorsque je fus en age de percevoir clairement ces conflits, j'avais également appris l'existence d'une variété d'expressions littéraires, et les façons dont le sens profond émerge de procédés tels que celui des métaphores, des allégories et de la poésie. Mes parents aussi bien que le pasteur m'encourageaient à etre attentif au message spirituel des écritures. La science était une chose, la religion en était une autre, et il n'y avait aucun problème. (...) Etre un scientifique ordinaire doublé d'un chrétien ordinaire me semble naturel. Cela semble tout aussi naturel à de nombreux scientifiques que je connais qui sont également de vrais croyants. Cependant, aux yeux de certaines personnes, il semble étrange, voire très étonnant, que quelqu'un puisse avoir une démarche sérieuse tout à la fois avec la science et avec la foi. Je vais maintenant essayer de montrer la façon dont ces deux aspects de ma vie fonctionnent, comment ils s'influencent l'un l'autre et s'informent respectivement. Il ne va s'agir, essentiellement, que du témoignage d'une personne ordinaire qui peut etre sérieuse autant en ce qui concerne la science que la foi.

    Ma science -    Je me considère un peu comme un "mécanicien quantique": de la meme manière qu'un mécanicien travaille sur le fonctionnement d'une voiture, je travaille, de manière pratique, sur la nature quantique d'atomes et de lumière. La mécanique quantique est la théorie de la physique qui décrit comment, au niveau submicroscopique, les atomes et les photons (particules de lumière) se comportent. Il s'agit d'une théorie qui a fait ses preuves et qui, autant que l'on puisse l'affirmer, décrit avec exactitude tout ce qui a trait au phénomène ordinaire que l'on vit chaque jour, auquel s'ajoutent des phénomènes extrèmement riches qui ne sont perçus que via les instruments spécialisés des physiciens quantiques. Le comportement des choses au niveau quantique (microscopique) est incroyablement différent de celui, plus familier, des objets plus grands (macroscopiques). Par exemple, dans la vie ordinaire, nous sommes habitués à affirmer  que nous ne pouvons pas nous trouver en deux lieux differents en meme temps ( nous n'avons pas le don d'ubiquité). En revanche, dans l'univers quantique, il est commun qu'un atome, un photon ou un électron se trouve en deux lieux différents au meme moment. Dans le monde macrocospique, où ont lieu des évènements ordinaires, les objets ont des propriétés qui ne s'altèrent pas du fait qu'on les observe ou non. (...) En physique quantique, un atome peut en revanche tout à la fois pointer simultanément l'est et l'ouest. Et, lorsqu'on en fait l'expérience, on peut démontrer qu'il est erroné de supposer qu'il indique déjà une direction ou une autre avant meme d'etre observé par un oeil humain. Si ces caractéristiques de mécanique quantique paraissent étranges, voire confuses, à des non-physiciens, soyez certains qu'elles le sont également pour des physiciens!  Nous ne prétendons pas comprendre la raison pour laquelle les choses fonctionnent aussi singulièrement; nous savons simplement qu'elles le font et, à partir de cette connaissance, nous réalisons des choses utiles. Nombre de choses que nous pensons aller de soi dans cette vie moderne (l'électroménager, par exemple) n'existent que parceque des scientifiques et des ingénieurs ont compris les aspects singuliers de la physique quantique et ont su créer des procédés à partir de ceux-ci. (...) Si je pense à l'étrangeté de la mécanique quantique, je suis aussi dérouté que quiconque. Mais je peux utiliser ma connaissance de ce comportement étrange pour obtenir des résultats qui sont aussi fiables que l'est celui du fonctionnement d'une automobile. (...)  Il n'y a aucune raison de croire qu'il n'existe qu'une et une seule façon d'appréhender la vie. J'abonde particulièrement dans le sens de l'affirmation du physicien Freeman Dyson selon laquelle la science et la religion regardent la meme réalité à travers des fenètres différentes. Il me semble que la vie serait plutot assommante si nous ne la regardions qu'à travers la fenetre de la science. Un aperçu utile, parfaitement expliqué par Howard Van Till, est que science et religion posent toutes deux des questions différentes sur la réalité. (...) En réalité, les problèmes n'apparaissent que lorsque l'on pose les mauvaises questions à la mauvaise discipline. (...) Essayer d'apprendre la cosmologie via la Genèse constitue non seulement un piètre mélange des genres, mais fait aussi prendre le risque de rater les importants messages spirituels contenus dans la Genèse. (...) Je crois que Dieu nous appelle à faire du monde un lieu meilleur en augmentant la connaissance que nous en avons. Je pense que la recherche scientifique est un appel profondément religieux. Cependant, tout cela n'est qu'une expression de ma croyance religieuse sur la valeur de la science. (...) En considérant le pauvre état d'avancement de notre compréhension scientifique de la conscience humaine et du libre arbitre, ma conclusion sur la nécéssité d'une transcendance n'est pas particulièrement bien fondée. Une meilleure connaissance de la conscience, qui pourrait avoir lieu via de futures recherches scientifiques, pourrait changer cette situation  de manière significative. (...)     ( à suivre...)                    

    March 23

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      Ampoule *** EXPRIMER  SES  OPINIONS  PERSONNELLES  ... CONTRE  VENTS  ET   MAREES  ***

                                                                            Surtout au risque de déplaire !

    Ne ratons pas le coche !Chatouiller où ça fait mal !Rat le bol !

    *PAR   LA   CARESSE   DE   SOURIS   CE   PETIT   RAT    QUI     VOUS    SOURIT   VOUS    PARLERA*

     

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    " Libres propos en vrac "
    Ampoule Ma foi, pourquoi ne pas utiliser un blog pour y transcrire, à la volée, ses idées sur toutes sortes de sujets? Celà aurait au moins l'avantage de se préciser à soi-meme une tendance, un penchant quant à ces sujets de réflexion particuliers.Davantage de clarté en serait, à mon avis, le premier bénéfice immédiat, sans ommettre la possibilité d'interventions ponctuelles et réactives d'interlocuteurs "accrochant" à ces memes sujets... Pourquoi pas ? En tout cas invitation en est faite aux éventuels visiteurs, et ceci sans esprit polémique, mais de saine franchise! Discution...Lumière donc. Et ceci, je le confirme, en est le but avoué...Soleil...(Cordialement,Norbert)---------------------------------- Fâché ...*** Alors que je viens à peine d'achever un texte ...disons "versifié", sur notre douce France et sa nouvelle rigueur économique soit-disant salutaire (!) voici que je tombe nez à nez  avec une vieille connaissance de 1987: "Travail et capital" du professeur Norberto Keppe.Il y a de ces hasards... et s'il faut se méfier des mots, moi je dis qu'il faut se méfier doublement de celui-là en particulier. J'ai évidemment bien des raisons de parler ainsi, et je compte exposer prochainement des faits personnels illustrant ma position quant à ce sujet. Qu'on ne s'y trompe pas, l'affaire est sérieuse, quoique bizzare... bizzare aussi ce bouquin de Norberto Keppe, et là est peut-etre le lien. Je me souviens avoir été choqué à sa première lecture, et puis ... et puis voilà bien tout le problème!: ... la peur qui vous  envahit dans un premier temps vous devient peu à peu salutaire, salutaire oui, et vous mettant en danger quelque part aussi, car la vie est dangereuse, et particulièrement lorsque l'on va gratter du coté des coulisses, et il s'agit bien de celà avec Norberto Keppe. Il faut croire qu'il gèna beaucoup puisque lui-meme fut touché durement et ne dut son salut provisoire qu'à un concours de circonstances elles memes assez étranges. Restons en là. Je ne sais si l'on peut encore se procurer ses ouvrages, dont celui, capital, dont je parle, mais une chose est sure : "Réservé aux intelligences solides et courageuses", j'insiste. Y aura t-il beaucoup d'élus?...Voilà , c'était une pierre dans la mare, un cheveux dans la soupe, sans plus; un grain de sable dans la machine, surement!!! (Extrait "cool" de la page 220 : "...si l'action en soi est le fondement de l'équilibre humain et social, on ne peut oublier que l'exploitation à travers le travail  est aussi la cause de tous les maux psycho-sociaux, et actuellement -(rédigé en 1985 !)- on assiste à une croissance inquiètante de toutes les maladies psychiques et organiques. Quand on parle d'action, on ne parle pas de ce qu'on appelle une mauvaise action (agression, destruction), car de telles attitudes sont contraires à la véritable action. En grec le mot pragma a un rapport avec praos : suave, bénévole et avec praris : coeur , intelligence. Agir vraiment c'est réaliser le bien de ce qui est "Vrai", et en agissant ainsi, peu à peu, la propre action se développera, jusqu'à ce que la civilisation atteigne son apogée. Il est très important que l'énergie de l'etre humain soit utilisée au bénéfice de l'humanité et non comme elle l'est actuellement pour favoriser le pouvoir des mauvais individus et des actions malhonnetes. Je pense que l'effort de l'homme est trop précieux pour etre gaché en mauvais travaux inutiles, ou meme ne pas etre utilisé du tout parceque ce n'est pas dans l'intéret de ceux qui ne veulent s'en servir qu'exclusivement à leur propre profit. Le travail doit etre une source de plaisir. Notre vie s'identifie avec notre activité et notre avenir ultérieur dépend de ce que nous aurons développé. Si l'etre humain rejette le travail "actuel", c'est aussi parceque celui-ci est contre sa véritable nature...)* Et là je me permettrais d'ajouter  logiquement : Quelle est donc la véritable nature de l'etre humain , sa Vie... Vraie? Cela ne mérite t-il pas réflexion? On comprendra qu'ici commence l'éternelle polémique. Avé...    ( N.B: Certains termes de l'ouvrage peuvent apparaitre un peu étranges ou maladroits. Ceci est du à une traduction assez approximative du brésilien, langue d'origine de l'auteur.)

    March 21

    *** Marsouin !!! ... Ou " Les chacals puants ".***

    *** Suite à la suggestion de mon frère Thierry, je vais donc à temps perdu, me contraindre à raconter sur ce blog quelques uns des épisodes d'un service militaire effectué dans les années 67/68 par les jeunes appelés de la 67 -1b au sein d'un bataillon d'élite disciplinaire aux multiples fourragères, le 22è BIMA, un des corps constitutifs de l'ex infanterie coloniale. J'ai bien dit : "me contraindre", car bien qu'effectué en temps de paix relative sur le territoire algérien et sur une période assez courte de seize mois au total, cela nous parut extrêmement long et les souvenirs que vais évoquer sont parfois difficiles, le plus pénible ayant été pour nous de devoir nous taire devant l'attitude pour le moins désabusée et dubitative de ceux de notre entourage auprès desquels nous avions cru bon de nous confier. Aujourd'hui vendredi 21 mars 2008, j'ai entendu sur France Inter que nous étions à quarante années du début des hostilités de Mai 68, coïncidence ou synchronicité je ne saurais dire mais cela tombe à point pour diverses raisons dont je parlerais plus tard. Enfin deux mots rapides pour exprimer l'amitié sincère pour mon frère Thierry, plus jeune que moi d'une douzaine d'années, travailleur acharné et pourtant laissé pour compte au chômage, ayant conquit de haute volée un diplôme de doctorat en physique-chimie de pointe, gâchis lamentable au seul bénéfice de trusts internationaux profitant grassement d'un système économique pervers et dévoyé que l'on nous présente en modèle, de si belle manière. Car ils sont nombreux en ce cas, les victimes de cette guerre économique si salutaire aux très gros intérêts, particulièrement "privés", privant honteusement de vie décente nombre de leur contemporains en les fustigeant de paresse et d'incompétence, quand ce n'est pas pire encore!  Honte à cette engeance... Quant à moi, et cela a été mon Bénéfice, c'est sous le soleil ardant d'Algérie, en temps de Paix, avec la guerre que l'on nous a fait durement, que j'ai appris à dire "Inch'Allah", car les jours sombres s'oublient vite malgré tout, et l'Homme Vrai est toujours candidat au Bonheur, meme s'il n'existe pas, comme dit la chanson ...Nous, de la 67-1b, "les chacals puants"... comme ils nous appelaient si gentiment.***
                                                           (à suivre)

    Petite histoire d'un service ... Militaire (Merci beaucoup!)

    La réponse.

     

    Salut à toi qui fus soldat !
    J' ai lu avec intérêt ton cursus abrégé de militaire. C' est curieux, en 67/68 au lieu d' être à la Sorbonne tu étais en Algérie. J' ai l' impression que comme certaines personnes, moi y compris, tu n' es jamais au bon endroit au bon moment. C' est con !
    Ceci dit, je pense que ton histoire sous les drapeaux mériterait d' être racontée sur ton blog, je pense que se serait plutôt intéressant. La petite histoire, celle vécut par les individus permet toujours de relativiser la grande Histoire, celle qui est officielle, celle que l' on sert dans les manuels scolaires.

    Concernant un autre sujet, mais toujours lié à la guerre :

    J' ai appris il y a peu, que les gradés (supérieurs à capitaine) ne menaient plus leurs troupes au combat (en étant en première ligne) depuis les guerres napoléoniennes. En effet, lorsque le "chef" était tué la troupe était désorganisée. C' est le motif pour lequel depuis 1815, les hauts gradés restent à l' arrière.

    J' ai bien l' impression que depuis lors, les conflits armées sont devenus des boucheries. Mon esprit retors y voit une relation de cause à effet, mais j' ai sans doute les idées mal tournées !

    Thierry.

    ***  Je fus soldat ? ... Crois-tu ! Si, quand même un peu, et ce fut toute une histoire... Mais une histoire vraie, celle-ci. Notre histoire, à moi et à mes compagnons, et si je me force à y être drôle un peu parfois, c' est pour me rendre la chose à raconter un peu plus facile, peut-être, car elle ne le fut nullement, c' est le moins que je puisse dire. Et puis je ne saurais dramatiser à plaisir un événement somme toute assez banal, à l' époque, tel que le service militaire, "le régiment" , tel qu' on le nommait alors dans les campagnes, et d' autant plus que la guerre d' Algérie était terminée depuis environ cinq années. Nous n' avons jamais été qu'en formation militaire, même si elle fut très dure et particulièrement éprouvante à divers niveaux. A ce propos, je me permettrais de me dire assez désabusé aux "spectacles" télévisés des formations dites"Commando" et autres exploits tellement "extraordinaires", militaro-policiers,  présentés assez régulièrement, et dont je ne doute pas que le quidam moyen se repait grassement dans le moite confort de son canapé cuir dernier cri.Tout cela m'apparait assez indécent, à la limite de la fanfaronnade, les participants eux, n' y étant évidemment pour rien. Non, nulle caméra cachée pour nous, nul reporter baroudeur, vedette témoignant de nos humiliations, désespoirs et non-exploits. D' ailleurs, nos situations lamentables auraient elles pu intéresser qui que ce soit, non seulement j' en doute, mais je suis absolument sur du contraire, fort de l' expérience de notre retour en France, et ces yeux désabusés, levés au ciel, aux timides récits de ceux à qui nous avions eu la malheureuse idée de vouloir nous confier quelque peu. J' ai déjà écris que je me forcerais à raconter un peu cela, je viens d' en donner quelque part la raison, d' autant plus que je ne suis pas du tout sur de le faire au mieux, la mémoire vacillant quelque peu au vu des quarante années écoulées, on peut comprendre ça, je l' espère du moins. Ce que je tiens à affirmer, c' est la véracité de ce que je vais pouvoir dire sur l' expérience et les situations que nous avons vécues la-bas, en formation militaire, au 22è BIMA, Bataillon d' Infanterie de Marine, ex 22è BIC, Bataillon disciplinaire  de l' ex Infanterie Coloniale, dissous pour atrocités commises pendant la guerre d' Algérie.

    * Non, ma plume ne mentira pas, épargnant la vie, comme il se doit !  " ... Gardez-vous donc d' un murmure inutile, épargnez à la langue une médisance car un mot furtif laisse des traces, et la bouche qui ment tue la vie". (Sagesse de Salomon)

                                                                                                        ***

                                       " Cigale, que faisais tu aux temps chauds?"       Je chantais, ne vous déplaise: "Saint Esprit mets toi à l' aise, prends une chaise et assieds toi par terre! ..." sur les hauteurs nuageuses de mers el Kébir, au pas cadencé, en plein brouillard humide, je chantais cette chanson de légionnaire au sens bien précis, je chantais avec mes compagnons, le coeur absent n' y était plus, l'ame évidée et face livide. Vide...

                                      " Et puis encore, aux temps chauds, que faisais tu, puant chacal?"      Mal... Dans le fort de Santa Cruz, perché haut, très haut sur les hauteurs d'Oran, mal, sous le soleil assassin, mes coudes nus saignant sur le gravier, je hurlais, si vous saviez... Je  hurlais sur commande car il fallait hurler, toujours plus fort, dans ce fort, l'ame meurtrie, près de la mort ... " Plus fort encore connard! " : " Brigitte Bardo est une pute, mais j' suis trop con pour que j' la baise!" , rampé d' approche sur le gravier... Sous le soleil, malaise. " Répète encore ou j' te la pète, répète et chante!"

                                      " Ha, tu chantais cadavre, j' en suis fort aise ... Et bien tu vas danser maintenant, chacal puant!"

                                                                                                        ***

    Cigale ? ... Quand même un peu, il me faut l' admettre, puisque débarquant du Bréguet deux ponts de l' armée française sur la base aérienne militaire de Bou-Sfer, chaleur torride, sous les quolibets et l' hilarité générale du détachement d' "accueil", paquetage réglementaire ... et guitare en bandoulière, quelle bonne idée j' avais eu là! Ha oui, vraiment: " Non mais vous avez vu les gars ? Le bleu-bite tout palot , avec une guitare, qui croit v'nir faire l' artiste parmis nous! Ha ben ça ici on l' a jamais vu encore! Ha ha ha!!! ... Tu crois p't'etre donc qu't'auras l' temps d' la gratter, ta bidule à corde? Hé! couillon, même pas l' temps d' te gratter les couilles, qu't'auras! ... Regardes bien bien là-haut, lèves ta p'tite tête de rossignol, bleuzaille, là haut, derrière les nuages, c' est là-bas qu' ça va s' passer , tu vas voir comme tu vas bien chanter! Et puis tu vas la gratter aussi, puisque t' aime bien ça, de gratter, mais l' AA 52 et le Mas 39, tu vas voir les belles musiques que ça fait! Et y' a du rythme, j' te dis pas... Tu sais pas c' que c' est qu' le crapahut ici, hein? On est pas des gonzesses de bidasses comme en France... Ici, c' est la p'tite Légion, "les SS", et tu vas très vite savoir c' que ça veux dire! Bienvenue au 22è BIMA... Marsouin!!! (C' était le cri de guerre) . Je m' abstenais alors de spécifier que j' étais volontaire, le seul d' ailleurs qui ait jamais eu ici, je l' appris par la suite. J' avais tout pour ne pas la ramener, et je fi's bien. Mais à vrai dire je commençais un peu à m'inquièter, tout de meme, en regardant tout là-haut la lointaine crête sombre et nuageuse, c' est vrai qu' elle avait l' air bizarre. C' était la fameuse cote 89 ! Nous étions à peine arrivés,qu' il nous fallu embarquer sur les GMC découverts et subir la piste poussiéreuse nous élevant au gré des lacets vertigineux, vers les hauteurs improbables de la 2è Compagnie de combat, tout au dessus de Roseville, là où les villageois embusqués nous caillassaient frénétiquement, à chaque passage de convois, c' était devenu ici, en quelque sorte, une espèce de sport local, fort désagréable et meurtrissant, dindons de la farce que nous étions. Nous n' avions rien vu encore, mais comment aurions nous pu nous en douter?  

                                                                                                 ***

                          Comment aurais-je pu me douter moi-meme, à ce point, de la façon peu cavalière dont nous pourrions etre traités, meme si je savais parfaitement que l'Armée, en général, est bien loin d'etre une sorte de colonnie de vacances! Fils de militaire ( Sergent-chef  FFI) reconverti dans la Gendarmerie Nationale, promu Officier de Police Judiciaire, et à cette époque Commandant de brigade, j'était quelque peu renseigné sur le sujet. Mes deux cousins Joseph et Alain, Saint-Cyriens devenus officiers supérieurs, m'avaient entretenu avec force détails des "droleries" coutumières de la Maison. Alors ...?  Et bien je dois l'avouer, j'ai hérité génétiquement d'une tendance à etre obtu, et moi qui connais assez bien les Evangiles, j'étais tourmenté du démon du Doute, ne voulant croire que ce que "Je " voyais. Frère lointain de Thomas l'incrédule, j'avais besoin de mettre mes mains dans le "cambouis" et par cela meme d'expérimenter les plaies douloureuses. Que l'on excuse cette métaphore un peu iconoclaste. Donc "volontaire" soit, mais pour quelle raison incongrue? Et bien en fait la chose est fort simple et logique, et ne fait référence à aucun courage particulier, je m'explique: Les fameux trois jours de préparation militaire, à Lyon. Adepte du vélo de course en montagne Forezienne, assez brillantissime en sport scolaire jusqu'à dix huit ans,( compétiteur au stade G.Guichard à St Etienne ), excellent marcheur, je me trouve etre dans une forme physique sérieuse et j'opte pour etre candidat à la formation de parachutiste. J'avais assisté à des entrainements d'exercice de saut progressif "à la Tour". De plus, j'aimais bien le béret rouge, on a des idées comme ça, parfois quand on est jeune; et puis il faut bien que je l'avoue, je voulais monter plus haut dans le ciel pour voir si Dieu y'était vraiment... Thomas, vous dis-je! Bref, à part une tendance maligne au vertige, tout cela me plaisait bien. Hé bien il n'en fut rien, l'Armée c'est rudement tétu! Je me retrouvais "parachuté" (mais sans parachute) au 2e RIMA, camp d'Auvours au Mans. La générosité fut poussée jusqu'à me mettre candidat élève gradé et je réussi, ho merveille, les épreuves d'admission. Je venais de Lyon, ville de brouillard matinal, et je me retrouvais dans une zone assez marécageuse, humide à souhait, et toujours ce fichu brouillard malsain!  Ici précisément on commencé mes problèmes articulaires douloureux, inexistants auparavant; le genou gauche seul fut attaqué, mais bien joliment, et dans l'Infanterie de Marine on sait bien vous faire marcher, à tout points de vue d'ailleurs, donc problèmes! Infirmerie, en language militaire, c'est: " Tire au cul !", excusez-moi mesdames... Ben ça, vraiment ça m'plaisait pas, et au peloton d'élève sous-officier ça pouvait faire tache, on a son honneur tout de meme!  Et puis voici pas qu'un pétrolier nommé Amoco-Cadiz vient nous faire la première grande marée " Noire " du siècle. Noire comme le Diable, le Satan très méchant, comme on apprend dans la Bible...de Jérusalem. Branle-bas de combat!!! Moi j'vous l'dis comme j'le pense, et le Titi pénible ne me contredira pas: Y était surement pour qué-que chose ce Diable là!  Et voici que partent en "campagne" les premiers détachements... pour détacher les plages et les cotes bretonnes; pas glorieux tout ça! Le peloton va s'achever bientot, on commence les examens et il est question que nous allions renforcer les troupes en action "détergente". Du meme coup, nous assistons au départ émouvant de nos camarades plus anciens des commandos de choc pour la Cote d'Ivoire. Des émeutes révolutionnaires graves et violentes secouent cette région africaine jusqu'ici très relativement calme. A tout point de vue, l'heure est grave. C'est alors qu'il me vient une idée:  La requète de "faveur" auprès auprès du Commandant-Major! ... EUREKA!!! . Dans quelques jours , la possibilité pour chaque nouvelle recrue d'emmettre un souhait particulier auprès de cet officier, comme dans les contes de Fées... qu'elle est bonne décidément l'Armée française!  ... Le brave homme, droit dans ses bottes comme le monsieur Juppé de la légende, fier et rutilant dans son brillant uniforme de baroudeur héroique évident, me fera répèter ma demande, croyant avoir mal compris peut-etre: " Ainsi, élève-gradé Machin, vous demandez une mutation en cote d'Ivoire? " ... " Positif, mon Commandant!!! " que je confirmais, l'air très martial et déterminé, ha mais...!  " Qu'il en soit ainsi, soldat!". J'étais aux Anges, comme si le Père tout puissant, le Dieu éternel des Armées, s'était addressé à moi. Le silence avait néanmoins parcouru les rangs: " Il a l'palu cui-là, ou quoi?" semblait-on penser, la surprise était totale. Très vite, je fus pris à part. Notre instructeur principal, le sergent-chef  D... me félicita pour le courage de ma décision (ma foi...), c'était "bien" ce que je faisait, d'ailleurs le seul, du reste;"mais... voyez-vous, je tiens cependant à vous signaler que vous n'allez pas etre à la fete, là-bas". Il m'expliqua quelques jours plus tard que j'étais muté à la douzième compagnie de combat en partance pour la base de Mers el Kébir, pour une formation militaire en "Section Spéciale" dans le cadre d'une intervention préventive en Israel, où rien n'allait plus, et l'OTAN réclamait du renfort. ( la guerre des 7 jours devait se préparer, je pense, je ne sais plus trop les dates). J'allais donc par conséquent devoir recommencer "à zéro, mais puissance dix", les classes de soldat novice, plus les pelotons d'élève-gradé, et là-bas ça rigolait pas, je n'avais encore rien vu, paraissait-il! "Je vous souhaite bon courage, il va vous en falloir!". Ce que j'en retenais surtout, c'est que je ne verrais pas l'Afrique vraiment, sinon du nord, l'Algérie ... Bof!  Décidément, c'était tétu, l'Armée. Rien n'allait vraiment comme je voulais, mais finalement c'était mieux pour moi que la marée noire ou le brouillard sarthois. C'est ce que je croyais du moins, un peu comme dans la religion, les histoires de Père Noel, et tutti quanti...   Je venais d'avoir dix neuf ans.

                                                                                                           ***

    March 20

    C'est ainsi que l'on raconte celà...

    EX VOTO commémoratif de l'intervention providentielle... ...En remerciement humble et sincère à la Providence
    March 06

    Château de Lavernette

    La caveLa Vernette***  CLIQUEZ sur ce lien pour VISITER le domaine du CHATEAU DELAVERNETTE  ***

    Château de Lavernette